Histoire de Savigné
| Code postal : 72460 Canton du Mans Est Campagne Superficie : 2 848 ha Altitude : 53 à 126 m Population : recensement de 2007 : 4 097 habitants |
L'origine du nom...
L'origine de son nom viendrait de Villarem Saviniacum qui signifie villa de Savinius. Les habitants s'appellent les savignéens et les savignéennes. Situé sur la voie romaine Le Mans - Évreux, villarem Saviniacum est évangélisé au IVème siècle par Saint-Julien, premier Évêque du Mans.
Ses successeurs obtiennent la Seigneurie de Savigné :
- Parrochia de Savigneio Episcopi (1254),
- puis Savigni l'Evesque (1314).
Eglise Saint Germain et la Chapelle du Rosaire
L'église Saint Germain, en grande partie du XVIIème siècle, possède une nativité en pierre du XVIIème ainsi qu'un pan de mur de la nef datant de l'époque gallo-romaine. Le clocher fut élevé en 1729 par les soins de M. l'Abbé Nepveu qui fut curé à Savigné l'Evêque pendant plus d'un demi-siècle (1713-1765).
Les Évêques du Mans y possédaient le manoir de Touvoie, chef-lieu de leur temporalité féodale, d'où Savigné l'Évêque. En 1790, Savigné devient chef-lieu de canton et est rebaptisé Savigné-lès-Le Mans en 1793.
L'église Saint Germain, en grande partie du XVIIème siècle, possède une nativité en pierre du XVIIème ainsi qu'un pan de mur de la nef datant de l'époque gallo-romaine.
À admirer également, son retable et ses stalles, ainsi que sa voûte lattée.Une voie antique prend le titre de route royale en 1734.
Remarquable groupe sculpté en terre cuite peinte polychrome de « l'Adoration des Bergers » groupe célèbre de la Nativité du XVIIème siècle, attribué à l'atelier manceau Delabarre (restaurée en 1996).
Dans le cadre de l'exposition sur les terres cuites du XVIIème, cet ensemble a été exposé au Louvre, puis à l'Abbaye de l'Epau.
Une borne royale...
Un relais de poste est établi dans le bourg. Une borne royale est toujours présente dans le centre de la commune.Sur cette route, dans la traversée du bourg, le carrosse de Monsieur de Montesson fut renversé par les savignéens à la révolution. Savigné subit trois occupations : en 1815, puis en 1870 et 1940. En 1870, la bataille du Mans a lieu aux portes de Savigné.
Pendant la seconde guerre mondiale, Savigné est libéré par les américains le 8 juillet 1944. Le poète Pierre de Ronsard reçut la tonsure de René du Bellay au manoir de Touvoie. Un autre homme célèbre, Alphonse Lavallée, fondateur de l'école Centrale de Paris, y naquit le 1er juillet 1797.
La croix Boulard et le Pont le Mormont
Cherres
Le porche du domaine de Cherres est le vestige d'une vieille forteresse. Celle-ci datant d'avant le XIIIème siècle a été remaniée après la guerre de Cent Ans contre les anglais. Il en resta cette porte massive qui supporte un pigeonnier appelé fuie.
Cette disposition de pigeonnier sur une porte est assez rare pour être remarquée. Le nombre de « boulins » (nichoirs à pigeons) est de 365 autant que de jours dans l'année.
Une autre caractéristique de cette fuie est due à une restauration datant du début XVIIIème siècle sur la partie intérieure qui, curieusement, a été refaite en ogive alors que la partie opposée, d'origine est en plein ceintre.
Le fief de Cherres remonte vers 1332, appartenait à Hervé de Maulny dont les descendants actuels sont toujours dans les lieux.
La demeure de Mortrie
Mortrie vient du latin « Mors tristis ». Il appartenait en 1675 à François GUILLON, écuyer, vassal du Seigneur de Montfort.
En 1738, Monsieur RENUSSON eut cette terre des héritiers de M. Jean Baptiste De LORME et de Dame Jacquine Louise TOURTEAU, sa veuve.
Le 3 septembre 1740 par un acte, il renonce à ses prérogatives. De son côté, Monsieur le Marquis de Montfort abandonna son droit de retrait féodal. En 1789, Monsieur René Pierre de Renusson d'Hauteville, seigneur de « Mortrie », du « Mesnil » et du « Feu », se fit représenter à l'assemblée de la noblesse du Maine, par son fils François Joseph.
M. HAMARD, déjà propriétaire du « Mesnil » fit l'acquisition de « Mortrie ». Après sa mort, son gendre M. BUSSON DUVIVIER rachète « Mortrie » qu'il revend vers 1869 à M. POINTEL , ancien officier d'artillerie de Marine, marié à Melle Suzanne de Maulny puis à Melle Louise des Roys, née au « manoir de Nuyet ».
En septembre 1878, « Mortrie » fut vendu à M. BOITELLE, fils de l'ancien préfet de police sous l'Empire.
Domaine de Nuyet
Nuyet est un des derniers exemples encore intact des maisons de campagne du XVIIIème dans la Sarthe, maison de Maître mais aussi exploitation agricole.
Le logis présente sa façade noble orientée au sud, rythmée par les larges fenêtres ; elle témoigne de la dernière évolution du domaine, à la veille de la Révolution. Au nord l'aspect est plus sobre, les ouvertures rares et petites, la tour d'escalier, évoquent la maison XVIIème. A l'ouest les communs, couverts en tuile, à l'est une petite chapelle et une orangerie ornée d'un fin linteau sculpté.
Une cour de ferme fait pendant aux communs, on y accède par un porche en pierre de Bernay. Grange, écuries, étables, chais, boulangerie, témoignent de la vie de l'exploitation. Quelques éléments rappellent une histoire plus ancienne.
Des jardins en charmilles avec un grand potager et une roseraie, clos de mur, enfin un verger en quinconce, forment un écrin de verdure et proposent des atmosphères changeantes.
Ouverture au public :
Du 1er juillet au 31 juillet et du 16 aout au 30 septembre de 9h à 12h et de 14h à 17h, le mercredi, vendredi, samedi et dimanche. |
La Stèle de Nuyet
Après la libération, une stèle du Souvenir fut érigée à l'entrée de la ferme de Nuyet. Elle fut inaugurée le 15 septembre 1946 et bénite par M. Le Chanoine Lelièvre (Grande figure de la Résistance Sarthoise).
| Inscriptions sur la stèle : Honneur et Patrie |
Lavoirs privés et communaux
En 1866, le Conseil Municipal décide de la construction de trois lavoirs communaux et privés.
- Un lavoir près du pont de la Morte Parence (Pont Dauphin) qui a été restauré en 1922,
- Un lavoir près du Calvaire, route de Bonnétable,
- Un lavoir au pont de Cerceveau, route de Champagné (mais ce projet n'a jamais vu le jour).
L'inauguration eut lieu seulement en 1874. Le curage des rivières, puis l'invasion prussienne expliquent, en partie, la lenteur de l'exécution des travaux.
Le Mesnil
Le château, bâti en 1642, est d'une construction assez simple, à un seul étage, flanqué de deux tours rondes, aux angles de sa façade orientale ; les communs, construits en 1780, se prolongent en retour de la façade opposée, des deux côtés de la cour et se terminent par deux autres tours rondes, dans l'une desquelles se situe l'horloge. Une ancienne douve, sur laquelle était érigé un pont-levis, se trouvait au pied des tours, du côté occidental.Elle a été comblée, lors de l'établissement l'avant-cour, dans son état actuel, en 1788. Cette maison est accompagnée d'un moulin y attenant, de jardins, d'une orangerie, de prairies, d'innombrables plantations de bois, allées et avenues en futaies, en taillis, en bosquets, arrosés et souvent entourés par la Vive-Parence, qui y forme un beau canal, sur lequel sont jetés de jolis ponts, et par de nombreuses dérivations que lui fait faire le propriétaire, de manière à former du tout le plus charmant paysage et la plus charmante habitation.
En 1865 la famille Couturié devient propriétaire, et les descendants y demeurent toujours.
Le haras du Mesnil
La création de ce haras remonte à 1908 sous l'impulsion de la famille Couturié, propriétaire des lieux depuis 1865, De génération en génération, cette famille est parvenue à se faire une réputation dans le monde entier pour son élevage hors pair. Ici pas de trotteurs mais uniquement des galopeurs.En 1967, La reine d'Angleterre Elisabeth II est reçue au château du Mesnil, A l'origine de ce passage, l'exploit de Right Royal qui remporte la légendaire épreuve d'Ascot près de Londres.
De nombreux manoirs témoignent d'un riche passé. Patrie du cheval, Savigné doit sa renommée depuis près d'un siècle au Haras du Mesnil. Depuis l'année 2002, une fête est organisée en l'honneur du cheval , Depuis 1979, une autre fête unique en son genre, la pot-bouille. Ces deux fêtes obtiennent un grand succès.
Personnages célèbres : Le poète Pierre de Ronsard reçut la tonsure de René du Bellay au manoir de Touvoie. Alphonse Lavallée fondateur de l'Ecole centrale de Paris y naquit le 1er juillet 1797.
Monuments et lieux touristiques : Le Haras du Mesnil. Après la victoire du cheval Right Royal au Prix du Jockey Club en 1961 et sa deuxième place au Prix de l'Arc de Triomphe la même année, la reine Elisabeth II du Royaume Unis, grande amatrice de course hippique, rendit visite à Madame Couturier au Château du Mesnil.
Jumelage : Depuis 1990, Savigné l'Evêque est jumelée avec Caistor, petite ville du Lincolnshire, en Angleterre. Le jumelage est animé par une association. Depuis cette date, des échanges ont lieu au niveau familial, à raison d'un voyage par an.
La villa des arts
Demeure appelée autrefois Château des « Douves ». Le terrain sur lequel fut construit cette somptueuse demeure appartenait au début du 19ème siècle au Bureau de Bienfaisance de la Commune de Savigné l'Evêque.
Un ancien hospice en occupait une partie.
Ce terrain fut vendu par le dit Bureau de bienfaisance le 31 juillet 1842 à Jean René REVERS, boucher- propriétaire, puis à ses descendants. En 1909, on perd toute trace de cette famille. Peu avant la première guerre mondiale, la famille des Mazis vient s'installer dans cette belle demeure. Depuis 2003 cette demeure a été métamorphosée et revisitée par la famille LOY.
Souffle à l'eau
Ancien fief. On trouve d'autres dénominations selon les époques : Souflalos (1688) Soufflalos (1792) Souflaleau (1881) puis Soufflaleau (1901).
Il est possible que cette expression provienne de « siffle à l'eau » signifiant « appel à l'eau », nom donné par dénigrement à un moulin dont le courant a besoin d'être grossi par la pluie.
Sainte Marie aux Bois
Une chapelle y subsiste encore mais ne sert plus au culte depuis longtemps. Le 21 décembre 1746, Monsieur NEPVEU, curé de la paroisse fit la bénédiction solennelle de cette chapelle.
Etaient présents à cette cérémonie, M. François de MARIDORT, propriétaire ; Geneviève LE BOUCHER, son épouse et Melle Henriette de MARIDORT, leur fille.
Propriété en 1777 de M. François de MARIDORT, chevalier, du chef de Dame Suzanne Charlotte CHOUET de Vilaines, elle passa ensuite à M. BAGNEUX de COURCIVAL, ses descendants et à M. DEVRAY.



